Langage belge

 Joli....tout en finesse... 
Pour bien comprendre le fossé qui sépare le Nord et le Sud du pays, il faut d'abord étudier les différences culturelles, les habitudes et les moeurs de chacun.

 Que savons-nous des Wallons ?

 Qu'ont-ils de si particulier ?
 Pour nous éclairer, je vous rapporte ce dialogue entendu cet été dans le quartier de Guillemins :
 -Feschaux !
 -On est tout de même mieux La Calamine...
 -Qu'est-ce que tu lis ?
 -Une Bande de Ciney, mais sans mes lunettes, je Limal.
 -Tu Dinant ville aujourd'hui ?
-Non, je Sautin repas. Quand Gedinne sous cette chaleur, je digère mal : ça commence par des Petit-Roeulx, mais je risque un Pessoux la couette... Ca fait fuir les clients !
 -Ah, c'est ça l'Eau d'Heure que Jumet ! Evite le Bouillon, Mellery ça constipe... Tu vois Michel ce soir ?
 -Huy, j'espère qu'il sera moins Ronquières.
 -Doische comprendre que tu ne résistes pas Aubel organe ?
 -Dison que tous les Bousval, mais il casse la Baraque-Michel !
 -Ca a duré des Plombières...
 -Pourtant, je l'ai prévenu : « pour Daussoulx, je t'emmène dans mon nid d'Houyet, mais pas plus d'une heure Oupeye un supplément ». Mais il sait comment Marche-les-Dames. Il m'a chatouillé le Saint-Géry. Emines de rien, quand il Mormont Lobbes d'Oreye, j'en reste Bouge Beez. Le Gosselies dans mes pensées. J'ai fini par craquer : « si Tubize ma petite Bioul entre mes Jambes, je te fais crédit ». Alors, il se glisse Soumoy et je m'affale de tout mon Poix-sur-Lomme... Hamois ! C'est Trooz ! Je chante la Messancy...
> !!
> -Moi, Jemelle pas boulot et sentiment. Je me fais payer Alleur. C'est pas mon type d'homme, pas assez Libramont goût. D'ailleurs, je ne suis pas une Porcheresse, mais ce genre de romantique, ma Châtelet effraye !
 -Mettet allures de Brunehaut Loncin attirent les violents...
-Si quelqu'un me donne une Pesche, je lui en Rendeux ! J'aime pas Leignon.
 -Moi non plus, si un homme m'a Cognelée, je le Recogne ! Mais Michel, c'est vraiment un extra-terrestre...
 -Je sais pas comment il te Baisy-Thy, mais t'as vu Tamines ?
 -Assesse de te moquer. J'ai pompé trop de Membre-sur-Semois, il faut que je Marcq une pause pour Yvoir clair... A 15 ans, mes Saint-Servais déjà !
J'approche de la retraite, mais cet été les papys sont en ruth comme Lasne au Pâturages ! Y a vraiment qu'Albert Theux, avec son Marchin Trembleur...
-Arrête ton Charleroi Bande Tellin Champion ! Depuis les attaques flamandes, sa devise est « Fourons wallon ! ». Il invite à la Courcelles qui Lesve la Jambes et ont le Saint-Vith Hannut. Paola lui fait le Beloeil Anvaing ! Il paraît que c'est un Thon-Sanson maquillage... Son Mariembourg d'autres, mais il se confesse comme son Fraire au Temploux à Léglise avant la Grandmetz !



COMPRENDRE LE BELGE :

1-A POUF : Au hasard. Comme ça, nous, devant un dilemme, on tape à pouf. Là
ou d'autres, les malins se tapent la pouf.

2-A S'NAISE : En toute décontraction. L'_expression dénote dans le chef de
celui qui l'utilise, une pointe d'admiration pour l'imperméabilité au
stress de celui dont il parle.
3-AUTO-SCOOTER: Tellement ancré dans les belgicismes ! Qu'on se demande quel
est le mot labellisé. Auto-tamponneuse? On s'en tamponne !
-
4-BOMME : poutre de gymnastique dont le nom provient très probablement du
bruit que fait l'élève quand il le percute de plein fouet.

5-BèKES : Exclamation de dégoût. Plus un truc donne envie de rendre
(remettre, vomir, gerber) plus l'accent grave est marqué ( bèèèèèkes).
C'est donc qu'il y a quelque chose de vraiment dégeu en vue.

6-A-FOND: 'Cul sec' plutôt avec une chope et entre étudiants.

7-(S')ABAISSER: Se pencher ' hé chou, fais un peu attention, quand tu
t'abaisses, on voit ton début.'
8-ALLEZ !: Mot multifonctionnel 'allez hein, te laisse pas aller' ou alors
'mais allez, qui a fait ça ?' ou enfin: 'allez, pourquoi tu dis ça menant?'

9-BACK : terme d'origine anglo-saxonne, attaché aux crampons dans certains
cercles footballistiques foncièrement belgicains. 'alors Jef au keep, Staf
au back droit, Jos au libéro, Ronnie dernier homme et Patchke au back
gauche.'
Généralement, le back droit est court sur pattes, plutôt baraqué, très
modérément technicien et tacticien limpide: 'dégage, men, dégage ! ' Plus
on descend dans les divisions, plus il est barbu, plus sa
vareuse est étriquée, plus son haleine sait pourquoi les hommes savent
pourquoi et plus ses adversaires ont des protège-tibias costauds.

10-BAS-COLLANTS: 'Chou ce soir, il y a bal. Enlève ton cache-poussière et mets
tes bas-collants, que tu me fasses pas sentir gêné comme la dernière fois'

11-
BOILER : Le belge est fils d'une fracture, historique, culturelle,
linguistique. Il vit sur une faille tectonique, qu'il a nommé la frontière
linguistique où se frottent les continents germains et latins. De temps à
autre,
ça chauffe, ça pète à Leuven, à Fourons, Bruxelles, Hal ou Vilvoorde. Mais
les plombiers se moquent de la tectonique. De Poperinge à Huy-Waremme, ils
ne parlent pas de chauffe-eau mais de boiler. Et même si cet anglicisme
barbare est devenu un ' boualère' à Flémalle, un 'boualééééééér' à Lietch
et un
'boïleur' à Ixelles, l'important dans ce pays, n'est t'il pas qu'on
continue à se comprendre ?


12-BERME : terre-plein central. En Belgique, la berme désigne l'espace qui
sépare les 2 chaussées d'une autoroute. En France, la berme est un sentier
étroit aménagé entre le pied d'un rempart et un fossé ou encore entre une
levée et un canal. Ce mot serait issu du haut allemand 'brem' lui-même
emprunté, croit-on, à l'ancien norrois 'barmr' ( bord).

13-CARROUSEL : le truc qui tourne avec dedans des voitures de pompiers avec
dedans des enfants. Le plus célèbre carrousel est fouronnais, avec dedans
Jean-Marie Happart, une fois bourgmestre, une fois pas bourgmestre, une
fois bourgmestre, une fois pas bourgmestre.

14-CERVELAS: agglomérat de viandes incertaines compressées façon zeppelin
indissociable de 'dikke' et de 'tralala'. Le cervelas doit être avalé sans
intelligence.

15-CLIGNOTEUR : lumière qui lume puis qui lume plus. Les français parlent de
'clignotant'.

16-DOUF: Avec leur bla-bla savant, les météorologues font des chichis
inutiles. En Belgique et pour les belges, il fait soit 'caillant' soit
'bon' soit 'beau'. C'est on ne peut plus simple. Et si le mercure dépasse
les
bornes (saisonnières), alors chez nous, il fait 'DOUF' = chaud, lourd
'Chérie, il fait douf ici, ouvre-moi un peu la fenêtre et pendant que tu es
debout, prends-moi encore une duvel dans le frigo'.

17-DOUFFE : cuite. 'Mon vieux, je me suis pris une de ces douffes, pourtant,
j'avais pas bu grand'chose, juste une petite douzaine de duvel'

18-ESSUIE DE VAISSELLE : = linge de maison servant à sécher couverts, verres
et casseroles après qu'on les a lavés et bien rincés. L'utiliser aussi
comme essuie-mains, c'est dégueulasse.

19-FREQUENTER: Avant les meufs, au temps de Mlle Beulemans, on ne flirtait
pas,on ne draguait pas, on sortait pas avec, on ne se les tapait pas, on ne les dégommait pas non plus. La
descendance de Bossemans et Coppenole fréquentait tout comme nos parents à
l'expo 58.
Mais fréquentait qui ? Demanderaient les parisiens en bas de ça. Ouille
que nous n'aimons pas ces garçons ! Qu'ils sachent que dans son emploi
absolu, 'fréquenter' signifie les rapports disons ?..amoureux avant les
fiançailles. Comme chacun sait, après, on ne fréquente plus, on
'courtise'.

20-FRISKO : C'est bien simple, on ne connaît pas le mot en français. Un
frisko, c'est un frisko. On remercie Artic qui l'a inventé ainsi que les
noisella (frisko avec noisettes) et le cornetto (à la fraise).

21-FROTTER: récurer, mais aussi danser un slow ou gueuler sur quelqu'un qui a
fait des bêtises. 'Je lui ai frotté les oreilles'. Aussi, l'un des mots
préférés de notre Rodrigo national quand cela se joue au sprint: ' Oh lala,
ça frotte dans tout le peloton et Boonen qui est enfermé ! ' Bien insister
sur les 'R', pour le dire comme à la télé.

22-FROTTEUR: petite brosse pour tableau noir. N'efface pas parfaitement la
craie (l'éponge est là pour cela). Provoque un bruit formidable quand lancé
du dernier banc, il percute le tableau sur sa face non feutrée. Les
anciennes versions en bois sont beaucoup plus maniables et font encore plus
de bruit.

23-FROUCHELER : roucouler, flirtouiller, se faire des papouilles.

24-GRIFFE : Maman, j'ai mal ma joue, - c'est malin ça, t'as une grande griffe'
Des voyous peuvent aussi faire des griffes à votre voiture ! Attention !

25-LOGOPEDE: Orthophoniste. Curieusement! , le français admet 'logopédie' mais
snobe les 'logopèdes' dont l'étymologie n'est pourtant pas moins imparable.

26-NON PEUT-ETRE: oui sûrement. Et pour dire non, il faut dire oui, peut-être.
Seuls les belges s'y retrouvent.

27-OUILLE-OUILLE : Si ça fait mal, c'est ouille. Dit deux fois, ça n'exprime
plus la douleur mais l'étonnement, la lassitude ou l'impossibilité.
'Ouille-ouille, qu'est ce que tu me demandes là ? Dans certains cas, c'est
plus menaçant: ' Ouille-ouille, qu'est ce que tu vas prendre ! '
Souvent utilisé pour exprimer de la surprise par rapport au récit d'un
interlocuteur: 'Ouille-ouille, toi ! '

28-JOURNEE (bonne): Tout est question d'intonation.' Au revoir, Monsieur, Au
revoir Madame et une bonne journéééée'. A dire avec un cul de poule et un
air de faux-cul

29-MANIQUE: Le Mari:' Ouille, je m'ai brûlé à la casserole de carbonnades'. Sa
femme:' M'enfin chou, je t'avais dit de prendre les maniques'.
30-MANCHE (à balle): Cire-pompes, lèche-cul, frotte-manche, fayot, souvent
premier de classe quand même, le salopard!

30-PAF (être). Ou rester PAF. 'A quia, bouche bée, les bras ballants, scié. Ne
pas
confondre avec le colonel Paf. Redoutable défi mêlant gymnastique et
performance alcoolisée.

31-PANADE: voir 'Pape'. Par ailleurs être dans la panade, c'est être dans le
gaz ou dans la mélasse

32-PAPE: Prononcez 'Pap'. Les bébés belges adooooorent. Les pépés aussi.
Vachement plus parlant que bouillie. La pape s'écoule des commissures puis
s'échoue généralement un peu sur la bavette mais aussi partout autour.

33-PAR APRES : 'Après' avec 'par' devant. 'D'abord, il a dit oui, par après,
il a dit non'. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué.
N'existe pas en version 'Par avant'.

34-PLACE ( avoir une bonne) : Avoir un emploi sûr et rémunérateur. Le rêve des
parents belges pour leur descendance. Pour beaucoup, cet idéal reste encore
quelque part sous le parapluie de l'état, dans le costume 3 pièces d'un
fonctionnaire chef (adjoint) de service.

35-PLACE ( voir la) Voir la différence. La ménagère: 'j'ai nettoyé la
cuisine'.
Son mari: 'Oui, on voit la place'

36-PLOTCH: de beurre. Mais une grosse, hein, et bien au sommet de la purée.

37-FEU OUVERT: L'âtre de la cheminée ! Un feu ouvert, c'est un peu comme une
cassette mais avec l'image en vrai.

38-CLOCHE : Insulte désignant un empoté, gaffeur, nigaud.

39-CLOCHE : Pour cloque ou ampoule. 'Papa, c'est encore loin, parce qu'avec
mes cloches, j'ai mal mes pieds'.

40-METTRE ( sur son dos) : nos voisins du sud pourraient y voir une
connotation sexuelle voire sodomique, et bien tout faux ! Chez nous, on le
dit quand on s'habille et pas l'inverse.

41-QUETTER: Là par contre, c'est nous les cochons ! Rien à voir avec une
quête, qui quette ne s'abstient donc pas.

42-QUEUE (faire la) Sujet d'empoigne entre français et Belges. Les premiers
font la file, les autres la queue. Mais les uns et les autres se retrouvent
quand il s'agit d'enguirlander le resquilleur : 'A la queue comme tout le
monde !
43-EXEMPLATIF: Mais pourquoi diable, les belges s'escriment-t-ils à user de
vocables inusités dans l'hexagone? Mais parce que chez ces snotneus, ces
biesses, ils n'y a ni drèves, ni soquets, ni couques, ni lichettes, ni
bermes centrales ! Et on ne dit pas ça en guise d'exemple ou de manière
exemplaire mais à titre exemplatif.

44-RAWETTE: petite quantité, souvent excédentaire. Un définition plus complète
serait superfétatoire. Je vous la mets quand même?

45-RENON: Chez nous, on ne résilie pas un bail, on donne son renon. Souvent
parce qu'on a enfin une brique dans le ventre.


46-SAISI : étonné et/ou crétin. 'N'insistez pas docteur, c'est un saisi'

47-SAVONNEE: une bonne est conseillée pour 'rattraper' un fauteuil mais il faut
'frotter' énergiquement.

48-SACOCHE: Sac à main mais pas un sac à 1.000 Euros. Si on traite un
'Delvaux' de sacoche, ça peut aller jusqu'au procès.

49-SOQUET : Un belge qui achète deux soquets, on peut dire de lui qu'il a une
belle paire de douilles.

50-KROLLE (Kop) Boucle - On était parfois dur pour ceux qui les arboraient
dans la cour de l'école. Mais pour eux, quelle économie de coiffage le
matin !


Typicités bruxelloises :


BALLEKES : plus au sud , Boulettes ou Vitoulets. Sauce tomate évidemment.
Avec des frites qu'on écrase à la fin dans l'assiette, trop bon !

COCHER: Nettoyer. Chez nous, on ne coche pas seulement une case dans un
formulaire mais toute la maison pour qu'elle soit bien blinquante. La
ménagère y gagnera son plus grand titre de noblesse, celui d' ' echte
cochevrâ' (amour de petite femme d'intérieur).

KAKE: qui kake défèque et produit de la kake

LABBEKAK: Pleutre, trouillard, poltron, peureux. Vu la définition de
'Kake'en plus vulgaire, 'Labbe' pouvant être interpreté comme 'léche'. Okay
?

KIEKEBICHE: chair de poule. On a les 'kiekebiche'.

KUS MEN KLUUT: ça ne se traduit pas, bienséance oblige, mais ça se comprend
dans toutes les langues de Belgique. Injure courante entre hommes. C'est en
effet réservé aux hommes et à leurs attributs.


(dikke) NEK-Vantard, un gros cou, quoi !

PLEKKE: 'ça plekke' ça colle comme les doigts et les joues d'un enfant
s'enfonçant la frimousse dans la barbapapa, dégustant une 'smoutebolle' ou
un 'bolus'. Ça plekke enfin comme un grand benêt suant lors d'un slow trop
serré par temps chaud.
STOEMMELINGS (en): Bruxellois assez répandu au sud. En douce, en catimini,
discrètement. Tout peut être fait en stoemmelings, filer d'une soirée
barbante, siester pendant les heures, prendre dans la caisse?
STING(ça) Qui sting, pue
VOLLE GAZ: signifie vite ou VOLLE PETROL signifie vite aussi : ' tu ranges
ta chambre et volle petro !'
 

Une rameling- une baffe, ou gifle, les enfants ne savent plus ce que c'est, cela les calmait parfois ! 

 

 

Petit guide pour les voisins français ou luxembourgeois...

Les 4 choses à savoir sur le 'Belge'.


1. Les indispensables septante et nonante.
-----------------------------------------

70 = septante
90 = nonante
C'est simple, clair et net.... et grammaticalement plus correct que les ersatz du type quatre-vingt-dix ou soixante quatorze...
Ceci ne souffre aucune discussion. D'ailleurs, pour faire un parallélisme avec d'autres langues, en anglais, 70 se dit seventy et pas sixty-ten.
Même  le néerlandais, qui se rapproche plus du klingon (cfr StarTrek), fonctionne de la même façon: 90 = negentig.


2. L'accent
-----------

 L'accent, ou plutôt les accents... car en Belgique, il y a autant d'accents que de villages. Vous n'êtes pas obligé de prendre l'accent pour converser avec un Belge. Ce n'est pas un mongolien et vous pouvez être sûr qu'il comprendra votre français de Marseille, Strasbourg ou Laval.

Quelques dialectes:

* le liéééééégeois (Liège)
* le namuuuurois (Namur), proche de l'accent suisse du Valais
* le tournaisieeeennn (Tournai), proche du Picard
* le brusselaire : l'accent bruxellois est le plus connu et le plus (mal) imité.
Alllleï, dis, fieu!

Pour parfaitement l'imiter, il faut se mettre dans la peau du personnage, càd avoir une grande gueule et faire son malin avec sa Rolex / son autoradio / son 'G' (GSM = portable) acheté à crédit qui a coûté 3 mois de salaire.
En bref, il faut être un gars de la capitale. D'ailleurs, n'oubliez pas le dicton: Parisien, tête de chien, Bruxellois, même combat.
J'ai un ami qui a rajouté y a pas longtemps   Breton, tête de con ( à méditer)
De plus, le vrai Bruxellois utilise 50% de mots français et 50% de mots 'flamands' ou flamandisés juste pour faire bien.

Ex: Ah, fieu waar heb je de velo gelaisseerd?Ah, ja, in de camionnette!
Traduction: Eh bien, mec, ou as-tu laissé le vélo ? Ah, oui, dans la
camionnette!

3. Avoir une bonne prononciation
--------------------------------
Un bon conseil: bossez un sérieux coup là-dessus. La seule façon d'apprendre, c'est d'écouter

 
Quelques exemples:

- Bruxelles, se prononce Brusselle (et pas Brukselle)
- Anvers, se prononce Anverssss (et pas En Vert, le 'S' est là,
alors il faut l'utiliser)
- Rembrandt se prononce Rembrandt (et pas Rang Bran)
- Le célèbre W : en France, on préfère le prononcer (souvent
erronément!) comme un simple V. En Belgique, on préférera le
prononcer 'ouhé '
Ex: wagon: ouhagon - huit: ouhit - BMW se dit Bé Em Wé - idem pour
un VW et les WC. (qui me rappelle: 'aller à la toilette' et 'non aux
toilettes' : une à la fois, s'il-te-plaît bien!)
- Les noms flamands : à apprendre au cas par cas. Mais, en tout cas
oubliez la prononciation française!!!!
Ex: Maastricht: le ch ne se prononce par 'ch', ni 'k', mais dans une
espèce de râle comme si vous vouliez cracher.

4. Les spécialités régionales
-----------------------------

 Vous ne trouverez jamais d'endives blanches et pointues en Belgique,
mais des chicons.
Vous ne mangez pas des sandwichs, mais des pistolets; pas de petits
pains aux raisins, mais des couques aux raisins; pas de chaussons
aux pommes, mais des gosettes.

On déjeune le matin, on dîne à midi et on soupe le soir.
En Belgique, on 'preste' des heures de travail ou un service.
Et on aime aller à la kermesse (fête du village) manger des caricoles (des espèces d'escargots de mer).
On va s'acheter un cornet de frites à la friture. Et si vous croisez des friteries ce sont soit des français immigrés, soit des belges complexés qui ont changé leur enseigne parce qu'un crétin leur avait dit que friture n'était pas français ! Eh! On est en Belgique, Ducon !
Et encore: En Belgique on tire son plan (se débrouiller), même quand on ne sait pas de chemin (a court d'idées). On boit des pils (bières) en demi (0.25 litres et non 0.5 l).
On s'essuie les mains avec des essuies (serviettes).
On attend famille quand on est enceinte (enfin les femmes en tout cas; les hommes c'est plus grave), et les portes s'ouvrent avec des clinches.
Et 'à tantôt' signifie à  tout à l'heure (et ne fait pas référence à un moment passé, ni à l'après-midi !).
On utilise les torchons (serpillières), voire les loques à r'loqu'ter pour nettoyer par terre et non pour essuyer la vaisselle.
Pour nous, un crayon est  toujours en bois avec une mine en graphite (...et jamais un crayon à papier!). En effet, les 'bics' sont des stylos a billes et un stylo, un porte-plume.

Nous aussi, on sait qu'on est les meilleurs. Mais nous, on préfère faire semblant que non pour que personne ne s'en doute...
Et ce n'est pas des carabistouilles !!!!

 

 

 

 

 

 

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Commentaires (3)

1. C@t 28/12/2007

il y a aussi les classiques : septante : 70 et nonante 90, quand au "domino" électrique belge s'appelle sucre . Le son ui est prononcé oui, pour les toilettes ils disent "ouaicé". Tout cela vu dans les émissions belges que je suis via TV5 monde.

2. Pierre 11/01/2008

Le belge calcule par tranches de dix (les 2 mains) et le français par 20 (mains et pieds) sauf pour quatre-vingt 80 dont seul le suisse (efficacité bancaire) dit octante !
Les seuls français à énumérer les chiffres comme les suisses sont les cambistes et traders boursier.
Un belge va à la toilette quant au français il va aux toilettes ! Probablement car il doit en trouver une qui soit propre ! C’est un français qui m’a donné cette explication !

3. jill bill 23/02/2010

Cette page à fait TIELT à mon cœur une fois... Je vais pas TOURNAI la page la-dessus sans vous dire que ce BOUILLON de culture belge j'ai aimé! Bravo à cette fine plume MALINES !! De la part de JB la p'tite belge avec mon amitié

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